Désherbage mécanique : le territoire 640 a déjà beaucoup de cartes en main
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Face à la réduction des produits phytosanitaires, le désherbage mécanique prend une place croissante dans les stratégies de désherbage. Bien équipé en matériel au sein des CUMA, le territoire 640 dispose de nombreux atouts pour accompagner les exploitants vers ces pratiques.
Dans un contexte où l’État français prévoit, à travers la stratégie Ecophyto 2030, « une réduction de 50 % de l’utilisation et des risques globaux des produits phytosanitaires » (Ministère de l’Agriculture), l’usage des produits phytopharmaceutiques (PPP), ainsi que la diversité des molécules disponibles, vont continuer à diminuer. À cela s’ajoute le développement de résistances à certains herbicides, lié à une utilisation répétée des mêmes matières actives, qui a conduit à la sélection de populations d’adventices résistantes.
Comme le souligne Arvalis dans un article paru en 2025 (« Désherbage du maïs : adapter sa stratégie à la flore visée »), la stratégie de désherbage mixte, combinant chimique et mécanique, présente plusieurs avantages. Elle offre des performances techniques équivalentes à une stratégie chimique classique (pré-levée puis post-levée), mais nécessite plus de technicité et davantage de réactivité et de passages sur les parcelles.
Dans les itinéraires maïs consommation, deux stratégies principales ont fait leurs preuves et sont aujourd’hui largement mises en œuvre dans les exploitations du territoire 640 :
- Passage de herse étrille + traitement chimique post-levée + binage

- Traitement chimique pré-levée + binage + rattrapage chimique selon le développement de la flore adventice

Le binage : bien plus qu’un simple désherbage
Le binage est déjà adopté par de nombreux exploitants. Au-delà de son effet de désherbage, il est souvent observé un effet « booste » sur la culture après le passage de l’outil. Cela s’explique par un travail superficiel du sol qui permet de l’aérer, notamment en cassant une croûte de battance qui a pu se former, et de relancer l’activité biologique du sol. Ainsi, la culture n’avait peut-être pas besoin d’un apport supplémentaire en azote, mais simplement de meilleures conditions pour les micro-organismes qui vont relancer leur processus de minéralisation et nitrification de la matière organique.
Un parc matériel prêt à l’emploi
Une étude menée en 2025 par la FDCUMA 640 sur la sous-utilisation des outils de désherbage mécanique mettait déjà en avant les atouts du binage et des stratégies mixtes, mais aussi ceux d’autres outils comme les herses étrilles et les houes rotatives. Le territoire 640 présente d’ailleurs un avantage important : il est bien équipé en matériel de désherbage
mécanique au sein des CUMA. En 2025, ce sont 239 outils disponibles, dont 162 bineuses, 44 houes rotatives et 33 herses étrilles, qui ne demandent qu’à être davantage utilisés.
Dans le cadre de ses missions, la FD CUMA peut vous accompagner dans le réglage des outils et proposer des démonstrations, afin que vous puissiez constater par vous-même leurs effets et leurs intérêts.